Vianney au cinéma dans "Ma mère est folle" : "Ce décalage m'a plu"

06 décembre 2018
Vianney débarque cette semaine au cinéma dans la comédie "Ma mère est folle" de Diane Kurys, où il partage l'affiche avec Fanny Ardant. Ravi de cette première expérience, le chanteur revient sur ce qui l'a décidé à accepter ce pari un peu fou.
C'est la belle surprise cinématographique de la semaine. "Ma mère est folle", le nouveau film de Diane Kurys ("Coup de foudre", "Sagan"), est une comédie tendre sur une mère et son fils incarnés à l'écran par Fanny Ardant et... Vianney ! Après s'être imposé comme l'une des valeurs sûres de la chanson française, avec ses tubes "Je m'en vais" ou "La même", l'artiste de 26 ans se lance un nouveau défi sur les plateaux de cinéma. Un rêve de gosse ? Pas vraiment. « J'ai reçu d'autres propositions avant celle de Diane Kurys, mais je ne savais pas trop si j'avais envie de faire du cinéma. J'y réfléchissais. C'est le rôle fabuleux de Nina, interprété par Fanny Ardant, qui m'a décidé. En revanche, pour Baptiste, son fils, je me suis dit : "Ce gars, ce n'est pas moi." Finalement, c'est ce décalage qui m'a plu » confie-t-il dans le nouveau numéro de Télé 7 Jours, dont il fait la couverture. Son personnage, Vianney admet avoir mis du temps à le comprendre : « Je le trouve coincé ! Pendant une bonne partie du film, il fait la gueule. Mais il y a, chez lui, une fêlure qui va le conduire à accompagner sa mère dans un voyage au Pays-Bas, et, au fil de la route, il réapprend à l'aimer. Non seulement il s'ouvre à elle, comme une fleur au printemps, mais il accepte la femme qu'elle est, avec ses travers et sa manière d'être ». 

"Je suis passé par une vraie crise d'ado"


Un peu impressionné lors du premier jour de tournage, l'interprète de "Dumbo" a tout de suite été mis à l'aise par Fanny Ardant. « J'ai été porté et inspiré par sa simplicité, son naturel et son amusement permanent. Finalement, ça a désacralisé un peu tout cela » révèle-t-il. Le conseil qu'elle lui a donné ? « Aucun ! Je n'imagine pas une seconde Fanny le faire. Elle considère que le cinéma, autant que la musique, est un jeu. Ce n'est pas grave si, un jour, on perd, si on joue mal. En fait, elle m'a appris le détachement ». La relation conflictuelle qu'ils entretiennent durant le récit l'a ramené à ses propres souvenirs d'enfance, durant ses années rebelles... « Franchement, j'étais relou. Je suis passé par une vraie crise d'ado. Je ne bossais pas à l'école. J'avais une sorte d'assurance, d'arrogance presque, sur l'issue de ma vie. Je me disais à mes parents : "Je m'en fiche, je sais que je m'en sortirais toujours". Ça les rendait fous » avoue Vianney.

Pour autant, le chanteur a toujours pu compter sur le soutien de ses parents quant à ses choix vis-à-vis de sa carrière : « Ils m'ont toujours encouragé. Parfois, j'ai eu l'impression qu'ils ne s'inquiétaient pas, alors que je sais bien que c'était une façade. Ils étaient pétrifiés. Quand je leur ai expliqué : "Je viens de terminer mes études, je ne travaille pas, je fais de la musique", ils ont été là pour moi ».